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Kanzan et Jittoku

Kakemono, Œuvre unique, 159 x 60 cm
Réf. produit : 4299
  • Hauteur 159 cm
  • Largeur 60 cm
  • Jikusaki Bois
  • Matériau Honshi Papier
  • Technique Peinture à la main
  • Type d'article Kakemono
  • Époque de création Meiji (1868–1912)
  • Œuvre unique Oui

160,00 €

Disponible, délai de livraison : 1-3 jours

Description de l'article

Avec des cheveux ébouriffés, des vêtements élimés et une mimique débridée, deux figures familières de l'art est-asiatique apparaissent dans ce kakemono : Kanzan et Jittoku, les sages excentriques qui, dans la tradition chinoise comme japonaise, incarnent une sagesse non conventionnelle et une joie de vivre.

L'un porte un long bâton auquel est suspendue une calebasse, l'autre s'appuie en riant contre son compagnon. Les visages expressifs, aux mimiques exagérées, et le trait de pinceau libre, presque caricatural, sont caractéristiques des représentations de ces deux personnages, volontairement montrés en dehors des conventions sociales et de l'étiquette de cour. Leur rire débridé symbolise une sagesse qui ne se manifeste pas dans la forme et l'étiquette, mais dans la reconnaissance spontanée de l'essentiel.

Les motifs de Kanzan et Jittoku ont connu une grande popularité dans la peinture influencée par le zen, car ils offraient une contre-position rafraîchissante et peu académique face aux figures sévères des lettrés. Pour les collectionneurs de sujets à la fois humoristiques et empreints de portée philosophique, ce kakemono est un enrichissement plein de vie.

Questions fréquentes

Sur la base des indications des précédents propriétaires et de l'état de l'objet, nous le situons approximativement à l'époque Meiji (1868–1912), mais nous ne pouvons fournir aucune précision quant à la date exacte.
Oui, cette pièce est une véritable œuvre unique fabriquée à la main, qui n'existe pas à l'identique une seconde fois.
Parce que les deux informations parlent de choses différentes : l'indication d'époque décrit l'objet – support pictural, couleurs, état de conservation –, tandis que la signature indique quel nom figure sur l'œuvre. Il ne s'agit en règle générale pas d'une tentative de tromperie, mais du reflet de l'enseignement traditionnel de la peinture japonaise : copier des modèles d'atelier fut pendant des siècles le fondement du cursus, un Utsushi est considéré comme un hommage rendu au maître, les ateliers signaient du nom du maître, et les noms d'artiste se transmettaient au sein d'une école. Un tel rouleau suspendu n'est donc pas un faux, mais une pièce unique peinte à la main qui perpétue le langage formel de son école – mais qui n'est pas l'œuvre du nom célèbre, et dont le prix est fixé en conséquence. Nous expliquons cela en détail dans le guide Pourquoi un kakemono porte-t-il souvent la signature d'un artiste mort depuis longtemps ?.

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