Kobayashi Taigen (小林太玄) : abbé de l'Ōbai-in
Kobayashi Taigen (小林太玄) est un moine zen japonais de l'école Rinzai et calligraphe. Il est abbé de l'Ōbai-in (黄梅院), un sous-temple du Daitoku-ji à Kyōto. Le temple remonte à une fondation d'Oda Nobunaga et fut agrandi par la suite ; son jardin compte parmi les plus connus de l'enceinte monastique.
Bokuseki issus d'une activité monastique vivante
Contrairement aux œuvres de peintres des siècles passés, il s'agit ici d'œuvres issues d'une pratique en cours. Les calligraphies zen naissent dans le temple, pour des occasions précises et souvent sur commande – le lien entre le scripteur, le texte et l'usage est immédiat. Le Daitoku-ji en est l'adresse classique : depuis que Sen no Rikyū y fréquentait les lieux, les rouleaux destinés au tokonoma de la salle de thé proviennent traditionnellement de cette maison.
Ce qui est inscrit sur un bokuseki
Les textes sont courts et proviennent du fonds de la tradition zen : un mot, une formule, un vers. Des expressions sur la voie, sur la saison ou sur l'esprit sans intention en font partie. Le sens ne se dévoile pas par la seule traduction, car la ligne doit donner sa tonalité à une réunion, non énoncer un propos. C'est pourquoi l'hôte choisit le rouleau selon l'occasion et les invités.
Choisir un rouleau pour la salle de thé
Qui souhaite acheter une calligraphie zen pour son propre usage doit vérifier trois points. Premièrement le format : un ichigyō-mono étroit à une ligne s'adapte à presque toute niche, tandis qu'une feuille large exige de l'espace. Deuxièmement le montage, qui est délibérément sobre dans le cas des bokuseki, afin que rien ne détourne l'attention du tracé. Troisièmement le texte lui-même – il détermine à quelle occasion le rouleau peut être suspendu. Chez Densho, les œuvres issues de l'activité monastique sont accompagnées de leur boîte en bois.